Où signaler un appel ou un texto frauduleux au Canada, et dans quel ordre

Un guide d’orientation : quel organisme reçoit quel type d’appel ou de texto, comment déposer une plainte à la LNNTE qui soit utile, quoi conserver comme preuve et ce que l’Office de la protection du consommateur peut ou non faire pour vous.

Rédaction : Andrew Pickett · Dernière révision : 2026-10-24 · Lignes directrices éditoriales. Rédigé pour les lecteurs du Canada.

Il n’existe pas un guichet unique pour signaler un mauvais appel ou un texto frauduleux au Canada. L’organisme qui reçoit votre signalement dépend de ce que l’appelant a fait, et s’adresser au mauvais est la raison la plus courante pour laquelle rien ne se passe. Ce guide classe les cas par situation, puis explique comment déposer la plainte la plus courante, celle à la Liste nationale de numéros de télécommunication exclus (LNNTE), de façon que le CRTC puisse s’en servir. Un signalement fait sur ce site aide les autres visiteurs, mais n’atteint aucune autorité : utilisez aussi les démarches ci-dessous.

Par où commencer : que s’est-il passé?

SituationÀ qui s’adresser
Un appel de vente après votre inscription, hors des heures permises, ou qui a ignoré votre demande d’arrêterLa LNNTE, administrée pour le CRTC : lnnte-dncl.gc.ca ou 1-866-580-3625
On vous a demandé de l’argent ou des renseignements personnels, ou on vous a menacéLa police de votre localité et le Centre antifraude du Canada (CAFC) : signalercyberetfraud.canada.ca ou 1-888-495-8501
Un pourriel par texto ou par courrielLe Centre de notification des pourriels; transférez les textos au 7726
Une offre trompeuse, ou un prix qu’il faut payer pour réclamerLe Bureau de la concurrence : formulaire en ligne ou 1-800-348-5358
Une entreprise ne cesse pas d’utiliser vos renseignements personnelsLe responsable de la protection des renseignements personnels de l’entreprise, puis la Commission d’accès à l’information du Québec (CAI)
Un contrat conclu après une vente par téléphone ou à domicileL’Office de la protection du consommateur (OPC) : 1 888 672-2556
Un litige de facture ou de contrat de téléphone, d’Internet ou de télévisionVotre fournisseur d’abord, puis la CPRST : 1-888-221-1687
Une plainte à votre banque restée sans solutionLa banque d’abord, puis l’Ombudsman des services bancaires et d’investissement (OSBI) : 1 888 451-4519
Un appel qui propose un placementL’Autorité des marchés financiers (AMF)
Un agent de recouvrementLe bureau de protection du consommateur de votre province (au Québec, l’OPC), et non la LNNTE
Un appel ou un texto trompeur à propos d’une élection fédéraleÉlections Canada : 1-800-463-6868
Vous êtes en danger9-1-1

Si de l’argent a été transféré, l’ordre change : votre institution financière d’abord, puis la police, puis le CAFC. Voir signaler une fraude au Centre antifraude du Canada.

Déposer une plainte à la LNNTE qui soit utile

L’exploitant de la LNNTE recueille les plaintes et les transmet au CRTC pour une évaluation préliminaire. Le CRTC explique qu’en raison du nombre de plaintes, il n’est pas possible de donner suite à chacune d’entre elles; il ne communique avec vous que s’il a besoin d’une déclaration pour appuyer une violation. Une bonne plainte doit donc se suffire à elle-même. Le formulaire demande le numéro qui a reçu l’appel, le nom ou le numéro du télévendeur, ainsi que la date et l’heure de réception; le CRTC précise l’heure exacte telle qu’elle figurait à l’écran de l’afficheur.

On peut déposer la plainte en ligne ou par téléphone au 1-866-580-3625, du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 16 h 30. Le CRTC dit que le montant maximal des sanctions est de 1 500 $ par violation pour un particulier et de 15 000 $ pour une société, et que chaque jour d’une violation qui se poursuit compte comme une violation distincte.

À titre de repère, les Canadiens ont déposé 26 105 plaintes auprès de l’exploitant de la LNNTE en 2024-2025 (rapport du CRTC, en anglais); 86 % visaient des appels reçus alors que le numéro était déjà inscrit. L’Ontario en a déposé 10 205, le Québec 6 807, la Colombie-Britannique 3 790 et l’Alberta 2 712.

Ce que la LNNTE ne couvre pas

Tenez un registre de preuves

Le Bureau de la concurrence conseille de noter le numéro utilisé par la personne, de conserver captures d’écran, reçus et courriels, et de tenir une liste de chaque appel fait à la police avec le numéro de dossier. Un simple registre réunit tout cela :

Au Québec : l’OPC, la CAI, l’AMF et la police

Hors Québec, l’organisme dépend de votre province : Consumer Protection Ontario, Consumer Protection BC ou Service Alberta, dont les sites sont en anglais. Ces organismes ne remplacent pas la police en cas de fraude, et chacun demande d’abord de vous adresser à l’entreprise.

Vol d’identité et crédit

Si vos renseignements d’identité ont été exposés, le CAFC conseille de signaler les comptes, de changer vos mots de passe et d’aviser les deux agences d’évaluation du crédit. L’alerte placée chez l’une ne s’applique pas chez l’autre : Equifax précise qu’elle ne s’applique qu’à son propre dossier. Utilisez la page de chaque agence pour son numéro : Equifax au 1-800-465-7166 et TransUnion au 1-800-663-9980 (pour le français, TransUnion indique d’appuyer sur le #2). Selon la Commission d’accès à l’information, le gel du dossier de crédit est gratuit chez les deux depuis 2023. Pour un NAS volé, Emploi et Développement social Canada dit de faire un rapport de police, d’aviser le CAFC et de joindre les deux agences. Il n’est pas nécessaire de signaler la fraude au programme du NAS, et un nouveau NAS n’est pas recommandé.

La police et le 9-1-1

Il n’existe pas de numéro national pour les appels non urgents : utilisez la ligne de votre service de police local. Composez le 9-1-1 quand quelqu’un est en danger ou qu’un crime est en cours. Demandez un numéro de dossier chaque fois que vous signalez quelque chose.

Pour voir quels numéros les visiteurs ont signalés récemment sur ce site, consultez le baromètre des appels indésirables au Canada.

Cette page résume des consignes publiées, vérifiées le 24 octobre 2026. Les numéros, les heures et les délais changent : confirmez-les sur la page de chaque organisme. Elle ne constitue pas un avis juridique.

Sources

La réglementation évolue. En cas de divergence entre cette page et un organisme de réglementation, c’est ce dernier qui fait foi : les liens ci-dessus mènent au texte original.